Le ver de terre, sauveur de la planète

Le ver de terre, sauveur de la planète

14 mars 2025 0 Par Pierre HAIGNERE
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Ces petits vers à l’apparence si fragile appelés aussi lombrics+ qu’on aperçoit en bêchant ou en remuant un peu de terre sont des êtres vivants sur notre planète depuis 200 millions d’années et leur longévité en traversant tous les cataclysmes et changements de climats démontre leur capacité d’adaptation hors du commun.

Dans l’histoire du globe, peu d’espèces ont joué un rôle aussi important dans l’entretien et la régulation des sols par leur capacité à assurer un mélange permanent des couches du sous-sol.

C’est en ingérant et rejetant l’équivalent de 20 à 30 fois son volume de terre par jour qu’il crée un vaste réseau de galeries qui aèrent les sols et facilitent l’absorption des pluies grâce à l‘humus ainsi constitué formant la base de terres fertiles.

Pourtant cet animal n’est pas le plus attachant, son aspect gluant, sa couleur indéfinissable en rebutent plus d’un malgré les études réalisées par les spécialistes et son observation des dernières années qui font état de son rôle essentiel dans l’élimination des déchets organiques et les contaminants du sol.

Face aux pesticides, au dérèglement climatique le lombric est en danger mais sa disparition* signifierait pour la planète un sol devenu incapable de recevoir toute plantation condamnant l’ensemble du monde vivant.

C’est cependant une espèce merveilleuse à protéger qui œuvre sans relâche à l’aération des sols en aidant à la décomposition de la matière créant ainsi des espaces permettant à la nature de se développer et sa réputation croissante contribue à des initiatives tant locales que régionales.

Dans une cité jardin comme Délivrance des projets de lombricomposteur pourraient aisément être créés sans équipement coûteux transformant gratuitement tout déchet en engrais de culture favorable à l’épanouissement des plantations des légumes et des bacs à fleurs.

Ce recours salvateur à plus petit que soi apporterait un peu d’humilité aux humains dominateurs depuis des siècles sans égard à l’environnement naturel et encouragerait les initiatives prises pour sa protection et le maintien des équilibres indispensables des rejets toxiques dans l’atmosphère.

P. H.

*dans les champs en 1950 il y avait 2 tonnes de vers à l’hectare, 200 kg aujourd’hui.

Sources : « Humus » Gaspard Koenig- Wikipédia, Mull-Humus : Terre-Net.

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