Le patrimoine immobilier de la Délivrance
18 octobre 2001Nous avions vu dans le dernier numéro que 455 familles de cheminots occupaient un logement dans la Cité.
Les plus anciennes d’entre elles sont des locataires bénéficiant d’antériorité au sein de logements n’ayant reçu aucune rénovation. A ce titre, ils ne sont assujettis qu’a un loyer modeste.
Pour les maisons ayant fait l’objet d’une véritable réhabilitation dans les éléments de confort, salle de bains, cuisine, chauffage central, les conditions de location sont celles en vigueur aujourd’hui et varient selon la composition du logement.
Qu’ils soient à louer ou à vendre, ces logements sont à présent très demandés.
L’attrait d’un pavillon entouré d’un terrain d’environ 500 m2 dans un quartier calme à proximité de LILLE explique cet engouement qui bien sûr a des conséquences sur le prix d’achat.
L’obligation des respecter un cahier des charges relativement contraignant est un gage de qualité sur l’aspect général et l’environnement.
Chaque logement doit ainsi être conforme aux recommandations portant sur l’architecture, les façades, l’’emprise au sol, le maintien des haies de troènes, etc…
Le coefficient d’occupation des sols a été fixé à 0,30 ce qui interdit toute tentative d’édifier de grands ensembles et contribue à maintenir le cachet semi-résidentiel de notre Cité.
Ces explications quelque peu techniques étaient nécessaires pour mieux appréhender le devenir du quartier qui devrait retrouver progressivement son identité et ses agréments qui ont fait le bonheur de générations de familles cheminotes.









Les porches cintrés marquent les entrées.
Des façades asymétriques pour les maisons isolées ou groupées par 3. Placer les menuiseries en retrait par rapport à la maçonnerie pour souligner le porche.
Ces remarquables loggias sont quelque peu gâchées par des lignes aériennes inesthétiques
Les annexes sont en retrait par rapport aux constructions principales
Les maisons présentent des décrochements de façade, différenciant les volumes principaux des volumes secondaires
Les toitures débordent sur façade
Des maisons « ancrées » dans le sol. (1m à 2,5m dans le sol)
Les toitures descendent bas.
Ces façades ornées de parements rappelant les colombages normands sont très spécifiques de notre cité.