Si on rêvait…

26 juin 1997 0 Par EDITEURS
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Il y avait foule ce soir du 26 février dernier pour écouter nos édiles nous informer et discuter des projets de réhabilitation de notre quartier de Délivrance ; l’ambiance fut chaude et le débat animé. Rassurés par les promesses, nous nous primes à rêver de cet horizon 2000.

A notre réveil toutes nos maisons avaient été restaurées à l’ancienne, modernisées a l’intérieur et fraichement repeintes de couleurs claires. Les plus anciennes fort dégradées et murées avaient disparu : des maisons de style très voisin avaient été édifiées. Des haies bien entretenues séparaient chaque maison, les rues au revêtement bien régulier étaient bordées de trottoirs excellents. Sur la place, l’antique kiosque revivait sous une forme architecturale audacieuse, permettant auditions musicales ou danses folkloriques. Chaque semaine, un marché très coloré, vivant avait lieu ; on s’y pressait pour acheter et se rencontrer. Les terrains de sport étaient superbes : deux terrains de foot avaient été crées ; les équipes de Lomme Délivrance étaient réputées dans toute la région. Plusieurs cours de tennis attiraient les amateurs et le club-house était fort fréquenté. Un très moderne atelier des arts accueillait peintres et amateurs de danse. La bibliothèque qui datait déjà de 1997 avait été agrandie et un club d’informatique y avait été joint Sur les anciennes friches, éparses sur tout le territoire de l’ancienne cité, de petits espaces jardins avaient été aménagés permettant promenades et jeux d’enfants.

Une nouvelle ligne de transport S.N.C.F. desservant la gare de Délivrance permettait aux habitants de rejoindre directement la gare de Lille. Le centre social constituait un lieu d’accueil où chacun pouvait trouver un peu de chaleur humaine. La solidarité s’était développée : aide à domicile pour les personnes âgées ou en difficulté, échanges de savoir- faire entre les générations, services en tout genre y étaient devenus chose courante. Une garderie pour les tout petits était très fréquentée, le foyer des anciens tout proche facilitait le rapprochement des générations, la sortie des bambins était joyeuse.

Dans les écoles, les classes ne comptaient jamais plus de 24 élèves et l’instituteur pouvait s’occupait des enfants les plus lents, un lycée d’enseignement général depuis longtemps souhaité en raison de l’augmentation de la population était devenu une réalité.

Les espaces verts si nombreux dans notre quartier étaient merveilleusement entretenus par les habitants, le groupement des jardins familiaux qui venait de renaitre de ses cendres y était fort actif et prodiguait de nombreux conseils.

La salle des fêtes de la place Beaulieu totalement remise à neuf se laissait baigner par une belle lumière, elle permettait : spectacles, réunions familiales et associatives ; il fallait s’y prendre longtemps à l’avance pour y réserver une soirée.

Un lieu de réunion pour les jeunes remportait un franc succès : échanges, jeux, animations s’y succédaient ; on n’y déplorait jamais ni bagarres ni dégradations. Dans toute l’agglomération lilloise, on évoquait les jardins fleuris de la cité des roses ainsi appelée lors de sa création dans les années vingt.

Qui n’a construit de châteaux en Espagne ? Le rêve est déjà tout un bonheur et il permet d’attendre. Goethe ne disait-il pas « J’aime celui qui rêve l’impossible » mais il revient à tous de tenter de le réaliser.

 J. Cotes

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