La procession, une vieille lune ?

5 avril 2021 0 Par EDITEURS
J’aime
Macintosh HD:Users:delilomme:Desktop:Numériser 1.jpeg

La télévision nous offre parfois des reportages sur les coutumes des peuples encore très attachés à leurs traditions qui célèbrent dans une manifestation un événement mémoriel qui répand dans les rues des cohortes de femmes en tenues chamarrées, portant des foulards multicolores et des bouquets de fleurs tandis que les hommes se font discrets aux alentours.

Dans les années 50 la ville de Lomme était encore plongée dans l’immédiat après-guerre et la religion catholique, très présente pendant l’occupation et les terreurs des bombardements, reprenait son rituel de cortèges des fidèles chantant dans les rues pour célébrer la fête Dieu.

Une image contenant texte, vieux, extérieur, d’époque Description générée automatiquement

L’église du Bourg forte de ses écoles privées envahissait l’avenue de Dunkerque par ses angelots portant fièrement les attributs de leur fonction sous les yeux émus de leurs parents.

Un tout autre visage dans la Délivrance, où, partant de l’église Saint Christophe les paroissiens précédés par la chorale se déplaçaient tout le long d’un parcours fleuri jusqu’ au petit autel dressé le long d’une haie et parsemé abondamment de roses qui couvraient le sol. C’était une journée qui confirmait l’appellation de Cité des roses car la préparation du circuit fleuri nécessitait un gros travail de recueil de fleurs, tressage des bouquets et mise en place sur l’ensemble du chemin.

Les familles cheminotes suivaient avec ferveur cet équipage en essayant de chanter sur le même tempo que la chorale et pensant peut-être à la petite manifestation qui suivrait ce rituel liturgique autour d’une table dressée près de l’église.

Macintosh HD:Users:delilomme:Desktop:Numériser 2.jpeg
1955. Rue Élie Petiprez

Les sceptiques et laïcs républicains se gausseront de ces vieilles croyances en oubliant que ces rites assuraient une cohésion sociale dans une époque sans télévision ni téléphone et réseaux sociaux qui véhiculent trop souvent méfiance et violence.

De ces traditions il ne reste plus que la bénédiction des engins à moteurs et de leurs conducteurs dont les déplacements sont, selon la légende, protégés par St Christophe patron des pèlerins et, par extension, des voyageurs.

Vues : 3