On n’en parle jamais assez

8 février 2019 0 Par EDITEURS
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Presque tous les jours un article du journal, une émission de radio ou un reportage de la télé nous interpelle sur les changements climatiques en cours et la nécessité d’en combattre les motifs.

Si les sceptiques et les incrédules trouvent ces informations inutiles ne reposant que sur des hypothèses et risquant d’affoler les populations, d’autres scientifiques estiment au contraire que la menace est bien réelle et surtout devient de plus en plus difficile à combattre.

Tout le monde même parmi les plus douteux reconnaît aujourd’hui que sur terre comme dans les mers les espèces animales diminuent et parfois disparaissent victimes soit des sécheresses soit des élévations des températures.

Qui n’a pas remarqué que les matins sont devenus silencieux depuis que les oiseaux et particulièrement les merles ont quasiment disparu de nos jardins.

Pourtant les catastrophes ravageant des régions entières par les incendies, les tsunamis ou les inondations sont encore trop souvent attribuées à la fatalité quand elles ne sont pas considérées en punition céleste !

Malheureusement cette menace n’est jamais perçue individuellement car sa dimension est celle de la planète sur laquelle chacun estime qu’il n’a pas les moyens d’intervenir et compte sur les pouvoirs publics pour enrayer ce danger.

C’est ce constant décalage entre la connaissance du problème et notre insouciance à poursuivre nos activités quotidiennes qui bloque notre réflexion et masque les messages provenant des scientifiques.

De plus dans notre monde inégalitaire où les puissants et les riches coalisés dans la course effrénée au profit faisant fi des conséquences climatiques le citoyen lambda n’éprouve pas l’envie de restreindre son train de vie ou payer des nouvelles taxes pour résoudre un problème qui paraît encore lointain.

Et pourtant c’est de ce citoyen que viendra la solution car chacun de ses gestes et chacune de ses opinions formulées à voix haute contraindra les décideurs à changer de politique en prenant des décisions dont certaines seront impopulaires pour que notre environnement redevienne plus propre et l’air moins pollué.

Cela passe par la gestion des déchets, la création d’écoquartiers, la multiplication des jardins partagés mais aussi par la restriction du droit d’entreprendre et une diminution de la consommation qui bouleversera l’organisation de nos sociétés.

Tout près de nous en Belgique il est à présent interdit de laisser tourner inutilement le moteur de sa voiture émettant des gaz affectant l’atmosphère de même que pour combattre l’excès de circulation des poids lourds se met en place des barges de grande capacité qui pourront livrer sans pollution l’équivalent d’un chargement de quinze camions.

Petites mesures direz-vous mais, qui répétées partout et appuyées par une large campagne d’information pédagogique, tous médias confondus y compris les réseaux sociaux, provoqueront un changement progressif des mentalités dont l’effet sera mesurable rapidement.

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